coeur vivant à double tranchant

 

 

Cet article va sans doute user mon cœur

Article à cœur malade, pour cœur en panne, pour cœur en fleur

J’aimerais exploser mes sentiments. Les faire hurler, les crier

Seulement , la soupape de sécurité est là…

Je dois courir, il faut que je coure, j’adore, promis je vais m’y remettre, je dois m’y remettre, il le faut

Non, j’en ai besoin, j’aime ça

J’ai passé presque 2 ans, il y a quelques ans, à avoir un cœur vide. Mes yeux, repliés sur eux, ne regardaient plus. La douleur, la rancœur, avaient boulversé mon cerveau, j’étais enfermée dans une vallée sans soleil.

Levant la tête, je voyais ses rayons, je pouvais deviner leur douce chaleur, mais ils ne m’atteignaient pas

C’est du passé oui, un passé presque loin

Pas suffisant pour ne plus y penser, mais suffisamment loin pour aujourd’hui, chaque jour, me lever avec le sourire, la joie, et vouloir qu’il ne soit que bonheur.

Parfois mon homme doit se dire que je suis un peu allumée…

Je voudrais crier, hurler que j’aime. Tous ces gens autour de moi, qui m’apportent tant et tant, mais la pudeur est là…

Alors merci à ce blog qui transmettra ce message par écrit, à chaque personne

De ma grande famille, les proches, les lointains

À mes amis, les proches, les lointains, et même ceux qui ont traversé ma vie qu’une courte durée

C’est que cette pudeur est exaspérante. Nous sommes tous si coincés du sentiment, nous avons tellement peur de nous prendre un mûr que l’on préfère…se taire, rester sur nos gardes attendre que l’autre montre un peu d’intérêt…

La peur, nous fige

Et si nous étions tous plus forts? Que nous allions plus simplement les uns vers les autres. Comment serait le  monde?

Mes minettes, et mon homme sont mes souffre Amour

Mais comment faire avec les autres? Je n’ose pas, non je n’y arrive pas…

Il faut dire que le cœur vide est terrible à vivre, on ne se sent plus trop humain

Comme une photo qui regarde les vivants

On sait que c’est là, que le sentiment est présent, mais qu’il ne veut pas sortir, le cerveau a peur.

Maintenant c’est tout le contraire, je bénis mes mauvaises expériences, je leur dis Merci !!!

 

Mon coeur plein de joie, de bonheur, de vie, s’enflamme, s’envole dans tous les sens…

 

Aussi, ce coeur plein de vie, plus vivant que jamais ressent beaucoup d’empathie

Et parfois il est  dur de supporter la douleur de la tristesse

Quand le coeur pleure sa souffrance

Ce qu’il voit, quand il ressent la douleur des autres, quand il entend des choses, il a parfois l’impression de les vivre en même temps

Certaines souffrances sont difficilement soutenables, j’ai bien du mal à les affronter de mes yeux

 

Et ces écrans qui nous montrent des choses horribles, souffrances d’enfants de femmes d’hommes battus torturés massacrés ou vivants dans des conditions atroces

 

Notre pauvre planète, que va t-elle devenir, épuisement, la faune, la flore, tout part en vrille

C’est aussi insoutenable

Et me dire que je participe pleinement à cette éteinte me rend misérable

Mon potager bio, mon recyclage, mes habitudes qui changent trop lentement en comparaison de cet état d’urgence, je suis misérable

Puis je me rassure, car je fais tous les jours des gestes et essaie d’avoir une meilleure attitude, mais c’est insuffisant.

Coupons, l’eau le gaz, l’électricité, supprimons nos voitures, nous l’avons déjà fait il y a quelques millions d’années, nous avons survécu

Supprimons cette monnaie d’échange qu’est l’argent, qui nous a tous rendu fous, et partageons partageons partageons entraidons-nous…

Un rêve? Une idée en l’air?

Sommes nous vraiment essentiels à cette planète ? Si essentiels que nous nous sommes permis d’interdire à d’autre animaux l’accès à un territoire qui au départ était universel ?

Nous nous sommes appropriés une planète nous nous sommes servis d’elle pour notre confort quotidien et la voilà épuisée

Humain, animal doué d’une intelligence si haute qu’il s’en est servi pour regarder son nombril, et veut à tout prix prospérer, vivre vieux, vivre mieux, vivre riche, et en sécurité.

Je suis aussi comme ça, dans ma jolie petite maison, avec mon homme, mes filles, mes chiennes… heureuse et naïve

Non, heureuse et bête

Mon coeur pleure de cette ambivalence, un bonheur parfait, à vouloir arrêter le temps, à vouloir crier ma joie, mais une joie au détriment d’autre chose.

Ai-je moi le droit d’être heureuse quand d’autres souffrent autant, et que la Terre meurt?

Bonheur indécent

 

coeur vivant à double tranchant