Comment gérez-vous les crises de vos enfants lorsqu’ils s’y mettent tous en même temps?

Il y a des jours où tout roule ….Vous êtes d’accord n’est-ce-pas?

Nos enfants sont de vrais petits anges, du matin au soir, le sourire aux lèvres, la joie de vivre, ils se brossent les dents, font leur toilette et toutes ces corvées immondes, sans qu’on ait à le répéter.

Les jours comme ceux là, on en voudrait à la pelle, au camion benne que dis-je !!

Et puis un jour, tout bascule…

On ne sait pas pourquoi cela arrive, enfin au départ on ne sait pas…

Mais tout fout le camp, les franches rigolades, l’humour à tout épreuve.

On se remet à répéter les choses, une fois, deux fois, trois fois, puis on commence à hausser le ton en clamant qu’on leur a déjà répété. TRENTE SIX FOIS…humm

Mais non l’enfant s’entête.

Il préfère de loin continuer ses activités favorites, sauter sur le lit, chanter dans le micro Elsa, faire une course de porteur dans l’immense couloir de 6 mètre.

Puis il pleure et ne s’arrête pas, et comme si cela ne suffisait pas, le 2nd s’y met.

Il réclame toute notre attention, nous étions tellement contrarié par le 1er que le 2nd enfant a paumé son doudou ou mouillé son pantalon, ou a faim ou veut aller se baigner dans la piscine gonflable à 20h, ou décide de mettre en route le lave linge, ou vider le tiroir à couverts ou faire la vaisselle avec sa dînette, ou je ne sais quoi encore de vraiment très important.

Le deuxième enfant, s’entête aussi, et se met à pleurer…très fort.

Là s’offre à vous plusieurs solutions.

1: Vous partez de la scène de catastrophe en trombe. Les laissant à leurs malheurs, et croisant les doigts pour que le vacarme cesse rapidement.

les crises de nos enfants

2: Vous restez sur la scène de crime, en les accablant de remontrances, en vidant à votre tour votre sac, en pensant que les enfants comprendront bien votre ras le bol et cesseront le vacarme rapidement.

3: Au lieu de partir de la pièce, vous les collez dans leurs chambres, en espérant vous reposer le cerveau 3 min et surtout que loin de vous, ils cessent leur vacarme.

4: Vous les prenez dans vos bras et leurs faîtes un gros, un énorme câlin plein d’amour, même si vous en avez marre, même si vous êtes épuisés, même si vous aussi avez besoin de pleurer pour évacuer ce stress. Puis vous leur expliquez calmement les choses une fois la tension redescendue. (Quelquefois la petite explication fait rejaillir les larmes, alors franchement mieux vaut attendre un moment quand même.)

5: Vous arrêtez tout ce que vous aviez en route, vous les prenez dans vos bras, avec tout votre amour, les 2 ensemble ou les 6 ou 10 si c’est le cas mais plus compliqué, et après le câlin vous proposez de leur remplir le ventre, boisson/ repas/ goûter et une petite activité ensemble, pas excitante attention (pas de gulis guilis; pas de courses folles; pas de saut à la corde, ni de jeu de ballon, au risque que cela re-dégénère, car quand les enfants sont à fleur de peau, ils  passent très vite du rire aux laaaaarmes) et puis durant l’activité, re-câlin bien tendre pour les conforter dans leur idée que le parent est là, bien là et qu’il les aime.

Voilà, je pense que vous connaissez les meilleures techniques. Je les ai toutes testées, et pas toutes approuvées.

Ce que je sais, c’est qu’un parent doit toujours et avant tout prendre sur lui, même s’il est épuisé. En voyant sa maman ou son papa fatigué, l’enfant ne se sent plus en sécurité du coup, une petite contrariété peu prendre de grosses proportions s’il n’est pas rassuré.

Les solutions 4 et 5 qui viennent tout droit du monde des bisounours sont pourtant celles qui stoppent les crises en…. 2 mins !!! Vous ne me croyez pas? Allez-y testez! je vous mets au défi.

Vous trouvez ces solutions logiques? Très bien, elles le sont c’est sûr, mais les appliquez-vous?

Oui nous devons toujours prendre sur nous si nous voulons que tout roule. Le faisons nous tout le temps? Bien sûr que non, nous ne sommes pas des machines. 

Cet article fait juste office de piqûre de rappel si l’on est dans l’une des 3 premières propositions depuis trop longtemps.

Mais on fait ce que l’on peut, je le sais bien, soyons juste un peu plus fort pour nos enfants qui en ont tant besoin.

Ils sont petits, ils ont du mal à gérer leurs émotions, c’est facile de se dire, oh il est têtu celui-là, il ne fait que râler, il me démonte la maison, il me fait tourner en bourrique etc… Tout ce que l’on peut voir de négatif chez nos bambins, mettons le de côté, et voyons le plus beau chez eux. Ces boules d’amour qui ont besoin de nous, qu’on les aide à grandir, à être fort.

Oui nous avons nos failles nous les parents, beaucoup même, alors quand c’est trop, quand c’est la crise, qu’elle dure, il serait bon de faire redescendre la pression d’un cran. C’est comme le sourire, parfois on se force un peu à enfiler le costume, mais quand on l’a, on se dit que finalement, on est bien dedans!!

les crises de nos enfants

 

 

Un câlin chaleureux et tout le monde dort mieux, un tendre bisou et le monde est plus doux!

 

les crises de nos enfants