Mon bébé après sa tétée
Moment câlin après la tétée
Moment câlin après la tétée

Coucou tout le monde!

L’allaitement, voilà un sujet qui me tient très à coeur, car dans mon entourage familial et amical, nous en parlons assez souvent. Premièrement, car il y a régulièrement des naissances (et oui c’est pratique pour en parler), et deuxièmement, car beaucoup de mamans (autour de moi dont moi) ont fait cette merveilleuse expérience avec leur bébé. Alors je me dis: « et si on parlait d’allaitement » sur mon blog ?

Toutes les mamans, après leur accouchement, sont confrontées à cette question: « Vous voulez allaiter votre bébé ou lui donner le biberon? »

Chacune en principe, ayant déjà réfléchi à la question savent ce qu’elles souhaitent faire. Et puis…. parfois regrettent leur choix. Parfois, aussi elles doivent revoir leur décision pour faire autrement. Parfois, elles n’ont pas le choix, et doivent se contenter de la seule option qui s’offre à elles.

Si on prend un peu de recul, on peut se rendre compte, depuis quelques temps, que l’allaitement rentre plus dans les moeurs. Cela choque de moins en moins de personnes quand on dit que l’on souhaite allaiter son bébé. Des tas de structures de conseil en allaitement ont été mises en place pour aider les bébés et les mamans qui rencontrent des difficultés, et heureusement car ces personnes (bien souvent bénévoles), nous sont d’un immense secours quand certains moments de l’allaitement sont critiques, et parfois même très urgents….

Vouloir allaiter son bébé, ce n’est pas pour se mettre en valeur, ce n’est pas une compétition, ce n’est pas pour embêter son entourage, ni pour faire différemment des autres.

Vouloir allaiter, c’est avant tout vouloir le bien de son bébé et partager avec lui. Je ne dis absolument pas ça en dénigrant les laits artificiels bien au contraire, et je ne pense pas non plus qu’une maman qui donne le biberon dès la naissance de son petit est une mauvaise mère, ce serait me prêter de fausses pensées, et je ne juge pas les mamans qui font autrement (j’utilise moi même maintenant biberon avec lait en poudre). Et ce n’est pas parce qu’on allaite son enfant que l’on est contre le biberon ou les autres systèmes. On le fait parce qu’on en a envie et qu’on peut le faire. D’autres mamans ne le souhaitent pas, ou ne peuvent pas.

Je voulais aussi apporter mon témoignage. Toutes les mamans allaitantes ont leur expérience sur le sujet, et on ne peut pas simplement parler de nourrir son bébé, car c’est quand même plus que ça. Allaiter son enfant c’est lui donner à manger certes, mais il y a quelque chose d’intense,  qui se passe entre le bébé et sa maman. Et parfois…. On peut dire aussi que c’est le parcours du combattant…

Parfois tout va bien, parfois c’est la galère.

Parfois c’est la galère juste les 3 premiers mois, parfois c’est la galère plus longtemps…

Et si maman insiste un peu, ce n’est pas pour embêter, ni pour qu’on lui dise d’arrêter, car elle sera encore plus mal.  Elle insiste car elle sait que la vie peu parfois réserver quelques obstacles, même avec un tout petit bout qui vient de naître, et que ces obstacles peuvent être franchis pour être encore plus fort.

J’ai allaité mes 2 minettes, et ces 2 expériences étaient totalement différentes:

Pour la 1ere, je n’y connaissais strictement rien, j’ai fait ce que j’ai pu au début. Tout d’abord, ma puce n’arrivait pas à téter correctement, il a fallu quelques temps pour comprendre le système. Puis j’ai composé avec les crevasses, les infections, sans me décourager, car je savais que ça allait rentrer dans l’ordre. C’était le cas. Il y a eu aussi des épreuves entre bébé et le sein, car tout n’est pas forcément rose 😉 (ça serait trop facile). Oui, bébé n’aime pas la position, bébé ne veut plus du sein droit ou le gauche, bébé qui régurgite toute la tété (on lui donne quoi après ça??), bébé qui s’agite en tétant, bébé qui fait la grève de la tétée (ouai super !!!), imaginez un peu l’angoisse qu’on peut avoir quand un bébé ne mange plus. Et qui ne veut pas non plus prendre le bib (c’est quoi ce truc en plastique que tu me mets dans la bouche là ??? ) et qui est trop petit pour ingérer du solide…AHHH

Ça c’est pour les côtés galères que j’ai eu au début et j’en passe. Mais heureusement, il y a surtout du bon (sinon on ne le FERAIT PAS entendez-moi bien !!). Bébé qui vous regarde avec cet air comme si on était que 2 sur terre, ces petites mains qui vous frôlent les côtes et le cou, ou parfois vous serrent fort, cette chaleur qui émane de son petit corps de bébé tout contre vous… Bébé qui a besoin de vous, vous êtes ce lien direct entre la nourriture et votre enfant. Bébé aura tous les bienfaits de l’allaitement, et se développera pour le mieux. Car vouloir allaiter son petit c’est aussi comme un cadeau naturel que l’on peut offrir à son enfant.

Alors j’ai allaité mon aînée durant 14 mois. Les 6 premiers mois, allaitement exclusif. Puis les compotes sont arrivées, puis les soupes etc… Et vers 1 an, j’ai peu à peu intégré le biberon avec lait en poudre. Elle n’a presque pas bu de mon lait au biberon (oui des machines super sympa existent pour tirer le lait des mamans… des « tire lait »…. comme les vaches vous me l’enlevez de la bouche :-P), cela ne lui plaisait pas du tout! Et puis les choses se sont faîtes naturellement, à 14 mois, elle a tété les dernières gouttes, et après… PLUS RIEN !! J’ai été à la fois triste de ne plus avoir ce contact si fort avec mon bébé, et à la fois heureuse de me dire que l’on passait à autre chose. Elle grandissait, n’avait plus besoin de sein pour se nourrir, elle devenait indépendante, et moi aussi par la même occasion !!

 

Ma plus grande à 6 mois
Ma plus grande à 6 mois

Pour ma petite dernière, les choses se sont passées bien différemment. Déjà sitôt sortie de mon ventre qu’elle rampait pour aller au sein, je me suis dis « là ça va être plus facile… ». Mais comment ça facile??? Non non non, y’a pas de raisons!!! Bon j’avais déjà un peu d’expérience, donc je connaissais les positions, et pas mal de choses sur le sujet … (j’avais aussi les coordonnées des associations d’allaitement), mais… bébé était différent, donc allaitement différent aussi. J’ai eu quand même les crevasses, comme pour ma 1ere, par contre, je ne connaissais pas le bébé impatient!!! Ça c’était nouveau et vraiment très galère comme situation, car si la montée de lait ne se faisait pas dans les 30 secondes, elle se tordait dans tous les sens, quittait le sein, pleurait, hurlait, bref du bonheur, j’étais bien stressée!! Alors si on additionne fatigue (car une grande un peu perturbée par l’arrivée d’une petite soeur ça fatigue un peu…) + manque de sommeil (bébé qui se réveille 3 fois par nuit pour téter) + stress de ne pas avoir de montée de lait instantanée = évidemment pas de montée de lait !!!

Là aussi, ma détermination m’a bien aidé. Et heureusement, ce n’était pas tous les jours comme ça, car rien ne remplace cette expérience avec son bébé. Mon petit bout adorait téter, bien goulûment, avec force, intensité, pour ensuite s’endormir le ventre bien rempli… Quelle joie et quelle satisfaction de se dire, ça y est mon bébé est bien nourri, il a eu toute mon attention, tout mon lait plein de bonnes choses… Et puis un bébé qui découvre le monde a besoin de se sentir rassuré, c’était un moment à elle, en sécurité bien au chaud dans le creux de mes bras.

A la fin, là aussi non sans mal, j’ai essayé d’intégrer le bib, mais elle n’en voulait pas. Même avec le lait bio que ma grande prenait, rien n’y faisait… Jusqu’à ce que ma maman me parle d’une marque que je prenais moi-même bébé (pas bio, je sais c’est paaassss bien) et là MAGIE ☼ elle a tout de suite adoré !! Donc sans inquiétude, un jour qu’elle prenait les dernières gouttes de lait, je lui ai caressé les cheveux en lui expliquant calmement que c’était sa dernière tétée, que l’on aurait toujours ces moments rien qu’à nous avec toujours autant d’Amour mais pas de la même manière, que je l’aimais très fort, et que nous allions passer à autre chose pour son bien, et que ça serait super…

Elle avait 12 mois, c’était il y a 1 an….pas si loin quand on y pense !

Et là aussi, j’ai eu mon 2nd petit moment de déprime  😥

allaitement de mon 2nd bébé
allaitement de mon 2nd bébé

La fin d’une étape fait toujours un petit quelque chose, d’autant que je savais que c’était vraiment la fin, nous ne souhaitions plus avoir d’autre enfants.

Même les adultes doivent aussi apprendre à continuer de grandir.

Avec le recul, je peux dire que les allaitements de mes filles ont été des périodes marquantes dans ma vie, tant dans le bonheur que cela procure que l’inquiétude et la fatigue que l’on peut parfois ressentir. Et l’allaitement n’aurait pas toute son importance si nous ne traversions pas des moments un peu compliqués. Je suis la plus heureuse d’avoir eu cette chance de pouvoir le faire.

Je vais clore ici le sujet pour aujourd’hui, il y aurait tellement à dire…

Je dédie cet article à mes 2 petites cousines E. et C. qui allaitent leur petit bout en ce moment, ainsi qu’à une 3ème D. qui va bientôt accoucher de son 3ème enfant qu’elle allaitera comme les 2 premiers, je pense. Je vous embrasse toutes très très fort.

A toutes les mamans qui allaitent leur bébé, ne perdez pas courage, ni confiance en vous et votre enfant. Les difficultés que vous traversez sont normales, ne restez pas seule, parlez en à des professionnels de l’allaitement, et même par téléphone, ils peuvent déjà vous aider, et dénouer des situations.

A toutes les mamans qui ont allaité leur bébé, qui sont devenus grands aujourd’hui et je pense surtout à ma soeur ♥ , je vous fais un énorme bisou, vous vous êtes peut-être reconnues dans certains aspects de cet article…

A ma maman aussi, que j’aime très fort qui a connu des moments bien plus compliqués que les miens à la naissance de ses filles, qui a toujours su m’épauler, me conseiller…

A mon mari qui m’a supporté durant les moments pénibles, toujours présent, patient, à l’écoute, et d’un grand secours…♥

Mon bébé après sa tétée
Mon bébé après sa tétée

 

4 thoughts on “Et si on parlait d’allaitement

  1. L’allaitement fait partie des plus beaux moments de la vie. Et si on a la chance de pouvoir (et vouloir) le faire, on en garde un souvenir merveilleux pour toujours. Même …… 14 ans après !