les petits carnets d'Alice

La jalousie, l’envie…

Lequel de ces 2 sentiment fait le plus écho chez vous?

Chez vos enfants…

Parmi vos proches…

Qui peut dire n’avoir jamais ressenti ça?

A celui là, je lui décerne la palme de la sagesse…et me prosterne.

Sujet sensible, compliqué et délicat…Car il peut résonner en nous de manière assez négative.

Certain seront honnêtes et avoueront ressentir cela par moment. D’autres tourneront la tête, « pfff moi JAMAIS , et d’ailleurs je ne comprends même pas que l’on puisse ressentir ça. »  Et pour certains, le sujet étant si douloureux, qu’ils ne voudront même pas se pencher sur la question et seront totalement fermé à la discussion.

Ces sentiments si étranges et déroutant, qui après coup nous font nous sentir bien nuls et bien petits. Ces sentiments si vilains que l’on en parle pas… ou peu… ou juste pour des broutilles, et encore…,sont finalement très fréquents et communs Tout le monde un jour peut être amené a éprouver cela.

Si l’on observe nos petits compagnons à 4 pattes, ils expriment très bien ces sentiments.

Nos propres enfants, nos chérubins, nos chairs de nos chairs…. eux non plus, et ne s’en cachent pas.

Je me dis que le fond du problème, qui peut rendre malheureux c’est peut-être de ne pas en parler, de ronger son frein, alors que s’ils étaient exprimés clairement, le voile serait levé, et le mal être envolé?? Non bien trop simpliste comme solution. Ça ne marche  pas comme ça.

Pour ma part, les moments durant lesquels je peux ressentir ces « côtés obscurs », apparaissent avec peu d’heures de sommeil la veille. Les jours comme ceux-là ne sont absolument pas favorables à la sérénité d’esprit.

La jalousie ou l’envie, je vais les ressentir quand je vois des personnes très sûres d’elles, calmes, confiantes et qui accomplissent des prouesses du quotidien en toute sérénité avec le sourire aux lèvres et bla bla bla. Alors qu’avec mon énervement et ma fatigue j’en suis réduite au strict minimum…  Comme un handicap cérébral. J’en ai déjà parlé je sais. Pourquoi ces personnes me fonds cet effet ? Simplement car elles me renvoient ce que je ne suis pas à ce moment. Je me sens si petite face à elles, sans intérêt, je voudrais moi aussi être capable de ces choses là et mes faiblesses m’en empêchent.

Après je ne suis pas jalouse de choses matérielles, les belles voitures, les vêtements, les maisons, tout ça n’est pas source d’envie pour moi, mais il est vrai, que ce que je peux envier aux autres parfois, ce sont des attitudes, des comportements.

Alors face à ces moments de doute, d’incertitude, de petite vague noire, JE ME MET UNE BONNE CLAQUE, et me dis que moi aussi, j’ai de grandes qualités, qu’elles sont différentes de ce que je voudrais certes mais c’est comme ça. La différence fait aussi la valeur de ce monde. Et plus je prendrai de l’âge plus je m’améliorerai, enfin j’espère… du moins, je ferai tout pour.

C’est con qu’un con reste con toute sa vie ne croyez-vous pas? S’il ne sait pas qu’il est con, qu’il est borné, butté, ne veut pas entendre les autres et ne s’entend pas lui même, et bien peuchère… il est mal lotit. Par contre, s’il le sait, s’il s’en est rendu compte, ou qu’on le lui a dit et qu’il l’a entendu… Alors là, il y a un espoir, un changement peu s’opérer.

Bon je divague encore, mais tout ça pour dire, ne restons pas dans notre petite bulle, remettons-nous en question.

les petits carnets d'Alice

Si je crois en une chose, c’est que l’on peut toujours s’améliorer. Travailler sur soi, est primordial. Nos tares, nos complexes, nos points de vues, bien sûr nous sommes différents mais tous autant que nous sommes avons un cerveau qui communique (ou voudrait qu’il communique) avec les autres. Et les autres sont importants nous avons absolument tous de l’importance et notre place en société. Et parfois nos qualités sont des trésors mal explorés, qui somnolent en nous, et ne demandent qu’à être expulsés et exprimés. Quant à nos défauts, rendons-les plus doux, plus attrayants, et nous nous en aimerons que mieux et les autres de même.

J’ai connu 2 jalouses maladives qui m’ont bien marqué,  2 personnes très différentes, l’une  qui avait environ 25 ans à l’époque. et l’autre qui a aujourd’hui autour de 70 ans. L’une et l’autre sans aucun rapport mais j’ai pu voir quelques similitudes. La plus jeune, qui au départ ne l’était pas du tout, et même de genre tolérante et très emphatique, s’est au fil des années transformée en quelqu’un de totalement paranoïaque, la terre entière la regardait, la jugeait, la critiquait. Elle s’était mis à frapper son homme, dès qu’elle pensait qu’il regardait une autre fille ou pour d’autres raisons. Elle cassait des objets et du mobilier dans leur appartement, ne sortait plus de chez elle, ne prenait plus soin d’elle. Sa jalousie ne s’arrêtait pas à son homme, ses amis et sa famille en prenaient aussi pour leur compte. Elle essayait de les manipuler pour les détourner des autres relations qu’elle ne jugeait pas bonnes ou qui auraient pu la mettre en danger d’exclusion. L’origine de son problème à cette jeune personne, était sans doute lié à toute sa famille qui tentait depuis qu’elle était petite de lui dicter la bonne attitude et la moralisait sans cesse. Peut-être que le trop plein l’a fait basculer dans ce gouffre de souffrance, en atteignant aussi tout son entourage.

La seconde personne, étant plus âgée essaye par tous les moyens de charmer et séduire, d’attirer les regards sur elle, puis de jouer la victime quitte à raconter des mensonges. Un autre genre de jalousie. Plus sournoise, et calculatrice qui sait exactement ce qu’elle veut: Tout. Cette personne, sous ce voile de charme et de douceur qu’elle montre à ceux qui ne la connaissent que peu,  peut aussi se monter diabolique, menaçante et jouer les martyrs aux yeux des autres. Mais elle aussi est violente, elle peut frapper mari, enfants, frère et soeur. Une jalouse, envieuse qui s’est transformée en manipulatrice destructrice.

Des termes pour ces 2 personnes assez forts, je le reconnais. Pourtant, d’autres mots plus légers n’auraient pas leur place, car c’est là que peuvent mener les excès de ces sentiments quand ils sont devenus incontrôlables et qu’ils prennent toute la place dans le quotidien.

jalousie

Jalouse ou envieuse, je le suis parfois c’est vrai, mais je fais taire ces sentiments qui pourraient me rendre malheureuse. Je ne les prends pas au sérieux, je m’en amuse, c’est un peu ça aussi s’accepter. Et le dire, vous le dire fait aussi du bien.

Tous ceux qui vivent des moments d’angoisse qui peuvent être atroce, où la frustration, et le désespoir ont fait place à la paranoïa. Ces personnes sont en grande souffrance, en connaissez-vous? Pouvons-nous apaiser leurs souffrances?

Tous ceux qui vivent dans l’envie omniprésente, qui ne sont jamais satisfaits de ce qu’ils ont, ou ce qu’ils sont, comment les rassurer dans leur quotidien?

Les jaloux et les envieux, sont avant tout malheureux, ils ne savent juste pas voir le bonheur à leurs pieds. Oui nous traversons tous de terribles moments, qui n’a pas souffert un jour, n’a pas vraiment vécu, cela fait grandir. Pour autant, rester dans cet engrenage si noir qu’il est, peu nous faire passer à côté de bons moments, d’exquis moments que la vie nous réserve chaque jour.

Je n’ai pas de solutions miracles, j’ai juste un esprit plutôt positif, qui me fait dire à chacun d’être fier de ce qu’il est et de ce qu’il a. Alors si la lucidité ouvre ses portes, que nous entrevoyons un comportement un peu excessif, ne cédons pas aux chantages de nos jalousies mettons-les plus bas que terre. Ces ressentiments sont certes puissants mais pas plus que notre propre volonté.

Je serais très heureuse que vous me racontiez vos expériences diverses sur ce sujet, n’hésitez pas à poster des commentaires, et sur ce je vous dis : DES BISOUS !!! ♥♥♥

Jalousie

4 thoughts on “Jalousie

  1. Peut-être qu’à petite dose, la jalousie ou l’envie sont aussi des moteurs, et pas seulement des inconvénients?
    Peut-être que cela peut aussi nous pousser à être meilleurs ?
    Il faut juste éviter le précipice de la jalousie maladive que tu décris. Et pour cela, avoir conscience de ses propres comportements.
    Dis donc, il fait cogiter, ton blog !!

    1. Des moteurs, tout à fait, un peu comme le stress. Tant qu’on n’est pas submergé tout va bien, ça pousse à aller plus loin. L’envie/la jalousie doivent aussi nous permettre de nous améliorer, tant qu’il n’y a pas d’excès…
      As-tu des expériences en jalousie picoti picota?

  2. Des expériences en jalousie? Non ! jamais !!
    Enfin, si … Parfois … Mais je me soigne tant que je peux !
    On dit que les ainés sont souvent jaloux, et je n’ai pas échappé à la règle. J’ai été jalouse de ma petite soeur. Si jolie, si gentille, toujours attendrissante, de 0 à 38 ans ! Et moi si moche, si morne, avec un caractère de cochon…
    Et puis un jour un homme m’a dit qu’il m’aimait comme j’étais. Même avec tous ces défauts !
    Alors ça m’a un peu guérie je crois.
    Et quand mes démons font « toc toc », je les pourchasse en me disant que ma soeur sera toujours « plus quelque chose » que moi, et que c’est très bien comme ça !
    Je l’aime très fort ma soeur faut dire …

    1. Bon sang ton commentaire m’a mit les larmes aux yeux… Comme la vie est étrange parfois, moi qui suis la petite de la fratrie, c’est de ma soeur aînée dont j’étais jalouse…Un jalousie je pense naturelle, comme un modèle pour moi car ma soeur est parfaite. Parfois cela m’a desservie, mais depuis que j’ai mes minettes, je comprends mieux les gens, ainsi que leurs comportements, et j’apprends à m’accepter. Je me rappelle parler d’elle à mes copines d’école, elles étaient vertes de jalousie quand je parlais de ma soeur!! Il n’empêche que parfois cela revient, mais ce n’est pas la même chose avec sa soeur qu’avec d’autres personnes. Avec sa sœur c’est tellement mêlé d’amour, un peu comme une sorte de possession qui ne sera jamais assouvie. Un être qui a le même sang que toi mais qui reste insaisissable.